Coronavirus : immunité, mode d'emploi

Selon une étude britannique menée sur plus de 365 000 personnes, l'immunité face au coronavirus après une infection dure très peu de temps. "Cela peut paraître embêtant, mais il faut voir que cette étude a été faite en se basant sur le taux d'anticorps. Et, quand on se base dessus, tout dépend de la sensibilité du test que l'on va mettre, explique le médecin et journaliste France Télévisions Damien Mascret, en direct du 13 Heures mercredi 28 octobre. En réalité, on s'aperçoit que si après trois mois les anticorps ne sont plus détectables, il suffirait de régler le test un petit peu différemment, comme on fait parfois en France, pour s'apercevoir qu'il y a encore des anticorps qui sont présents". "La protection pourrait durer six, neuf mois" Ainsi, le taux d'anticorps ne serait pas le reflet fidèle de la protection et de l'immunité. Par ailleurs, les réinfections sont rares : des personnes qui, apparemment, n'ont plus d'anticorps ne se réinfectent pas alors que l'on est en pleine deuxième vague. Le professionnel de santé évoque également l'immunité cellulaire, des lymphocytes qui restent très longtemps dans l'organisme, parfois même plusieurs années. "Il y a cette protection qui va être durable, c'est pour cela qu'aujourd'hui, même si parfois les anticorps disparaissent rapidement, on pense que la protection pourrait durer six, neuf mois, peut-être jusqu'à un an en poussant un petit peu", conclut Damien Mascret.