Coronavirus : en immersion avec l'unité Covid de Cannes

À l'hôpital Simone-Veil de Cannes (Alpes-Maritimes), les sept lits réservés aux cas les plus graves de coronavirus suffisent à peine. "Hier, on a eu la chance d'avoir deux malades qui ont pu sortir de cette zone de réanimation Covid. Les lits ont été immédiatement réoccupés dans la nuit par des patients qui en avaient besoin", explique le chef du service de réanimation, le docteur Pierre-Marie Bertrand. De nouveaux traitements privilégiés Relativement épargné lors de la première vague, l'établissement voit désormais les voyants passer au rouge. Pour éviter un possible engorgement en réanimation, le staff médical doit décider qui sera intubé. Dorénavant, l'équipe privilégie de nouveaux traitements, plutôt qu'une intubation précoce. "C'est une épreuve qui peut sauver une vie, mais aussi transformer une fin de vie en agonie inutile. Or, ces agonies inutiles, on cherche à les éviter à tout prix", témoigne un soignant.