Coronavirus : hausse des troubles psychiatriques

"Je n’appelle pas ça un confinement, j’appelle ça une prison", confie un homme à l’hôpital de Pontivy (Morbihan), arrivé aux urgences avec 3,19 grammes d’alcool dans le sang. Seul, il est séparé de ses deux filles, qui sont à Paris, et s’est mis à boire pour oublier ses journées de solitude. L’équipe de l’unité psychiatrique accueille 30% des patients de plus que l’an dernier depuis le premier confinement. "On se rend compte que ça retentit quand même beaucoup sur la vie des gens en général. Donc l’alcool, les idées suicidaires, l’anxiété", commente Harmonie Dallois, infirmière.Des cas critiquesGwénaël Genest, restaurateur, a tenté de se suicider il y a 15 jours. Il n’avait jamais fréquenté d’hôpital psychiatrique auparavant. Il a trop de dettes, et une nouvelle facture de 7 350 euros à payer, tombée le matin de l’acte. "Je voulais éteindre les lumières, je voulais que ça s’arrête, parce que c’était trop pour moi mais aussi parce que je ne pouvais pas honorer ma dette", explique-t-il aux journalistes de France Télévisions. Les deux hommes passeront Noël en famille. L'hôpital, lui, s'attend à de nouvelles arrivées.