Coronavirus : dans les hôpitaux franciliens sous-équipés, on craint des "dégâts psychologiques" chez les soignants

franceinfo avec AFP

"Les dégâts psychologiques après vont être importants" : dans les hôpitaux d'Ile-de-France, où la vague de Covid-19 n'est pas encore retombée, le manque de matériel et la surmortalité des patients pèsent sur le moral des soignants, qui combattent l'épidémie tant bien que mal, s'est inquiété auprès de l'AFP le professeur Yves Cohen, chef du service réanimation de l'hôpital Avicenne à Bobigny (Seine-Saint-Denis), dimanche 5 avril.

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Il redoute déjà "la fin de la crise", quand "les soignants risquent de décompresser", après s'être sur-investis. Dans son département, la Seine-Saint-Denis, la mortalité a bondi de 63% entre le 21 et le 27 mars par rapport à la semaine précédente. Même si tous ne sont pas morts à l'hôpital, l'impact psychologique des nombreux décès liés au Covid-19 inquiète beaucoup de soignants franciliens.

"Vous en avez beaucoup qui craquent"

Sébastien Point, secrétaire Sud-santé à l'hôpital de Versailles, évoque "la détresse psychologique des collègues qui doivent fermer les blouses mortuaires quand le patient s'en va". "Même en réa, ils ont beau être préparés, c'est dur", confie-t-il.

"Vous en avez beaucoup qui craquent, beaucoup qui sont en larmes", décrit Nathalie (prénom modifié), infirmière au Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne). Depuis le déclenchement de la crise, elle dort mal la nuit et souffre de (...)

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