Coronavirus : la Grèce abat à son tour 2000 visons

Par E.P
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Deux employés d'un élevage de visons à Kozani avaient été testés positifs au coronavirus. Les 2000 animaux ont donc été abattus et enterrés vendredi.

Après le Danemark, la Grèce annonce avoir abattu plus de 2000 visons élevés pour leur fourrure, à la suite de la détection du coronavirus dans un élevage, a annoncé le ministère grec de l'Agriculture.

Deux employés testés positifs

Deux employés d'un élevage de visons à Kozani ont été testés positifs au coronavirus mercredi. Le dépistage de neuf visons a mis en évidence leur contamination tandis que d'autres animaux manifestaient des symptômes du virus.

En conséquence, les 2000 animaux de cette ferme ont été abattus et enterrés vendredi. Neuf employés de quatre autres fermes de Kozani et de la ville proche de Kastoria, dans le nord de la Grèce, ont été également testés positifs. Les autorités conduisent des investigations pour savoir si les visons de ces élevages sont infectés. Un responsable du ministère a indiqué qu'il faudrait 7 à 10 jours pour établir si la souche trouvée chez le vison provenait d'une mutation du virus humain.

Le Danemark, premier producteur mondial de fourrure de vison, vient d'annoncer l'abattage de la totalité de ses 15 millions d'animaux, affirmant qu'une version mutante du SARS-CoV-2, qui pourrait menacer l'efficacité d'un futur vaccin, avait été transmise par ces animaux à douze personnes.

"La Grèce rejoint le couloir de la honte"

Avec la Lituanie, la Grèce est le 5e éleveur européen de visons (1,2 million d'animaux). Jusqu'ici, six pays, à savoir le Danemark, les Pays-Bas, l'Espagne, la Suède, l'Italie et les Etats-Unis avaient rapporté des cas de SRAS-CoV-2 dans des élevages de visons auprès de l'Organisation mondiale de la santé animale.

Selon l'ONG anti-fourrure Humane Society International, "la Grèce rejoint maintenant le couloir de la honte des éleveurs de visons, dont les conditions d'élevage pour la fourrure sont si mauvaises pour le bien-être de l'animal qu'ils sont deviennent un terrain parfait pour le développement des virus", a déclaré Claire Bass, directrice de Humane Society International/GB.

Article original publié sur BFMTV.com

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