Coronavirus : le gouvernement se prépare à l'après-pic épidémique

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Le "frémissement" se confirme, mais le casse-tête demeure. Sur le front sanitaire, la décrue est en cours : samedi, deux ­semaines après l'entrée en ­vigueur du reconfinement, 32.095 Français avaient été testés positifs au ­Covid-19 dans les vingt-quatre heures précédentes. C'est plus de deux fois moins que le 2 novembre, où ils étaient 69 538. Autre point positif, la dynamique de l'épidémie ralentit. Le R, taux de reproduction du virus (nombre estimé de personnes qu'un malade contamine) est inférieur à 1 depuis le 6 novembre. Il s'établissait, vendredi, à 0,81. "Il n'y a pas de raison que ce chiffre remonte tant que dure le confinement", estime Pascal ­Crépey, épidémiologiste à l'EHESS de Rennes.

Diagnostic d'un conseiller haut placé de l'exécutif : "On est en début de descente, avec encore quatre ou cinq jours très haut en termes de létalité et d'occupation des places en réanimation. Il faudra voir ensuite si ça stagne, ou si ça retombe." Dans cette dernière ­hypothèse, optimiste, les commerces non essentiels pourraient être autorisés à rouvrir le 1er décembre, avec un protocole sanitaire renforcé. Pas les cafés et restaurants, qui devront vraisemblablement patienter. Au moins jusqu'à Noël, dans le scénario le plus favorable. "Mais le plus vraisemblable, c'est début 2021", poursuit cette source. Car l'objectif de revenir sous le seuil des 5.000 contaminations quotidiennes, fixé par Emmanuel ­Macron pour alléger les restrictions, ne sera pas atteint début décembre.

Vers un ...


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