Coronavirus : quand la "générosité" des laboratoires tourne à l’opération de communication

Jacques Monin

C’est à celui qui en fera le plus. Dès qu’a pris naissance le débat sur la supposée efficacité de la chloroquine dans la lutte contre le Covid 19, plusieurs laboratoires se sont manifestés pour offrir leurs services. Sanofi propose de mettre à la disposition de la France plusieurs millions de doses, pour traiter gratuitement 300 000 patients. Il s’engage aussi à financer la recherche engagée par l’AP-HP (les hôpitaux de Paris). Le Suisse Novartis met lui sur la table 130 millions de comprimés, et il lance un fond d’aide mondial de 20 millions de dollars. Bayer va aider financièrement les hôpitaux de Lombardie. Quant au laboratoire israélien Teva, il propose de fournir 6 millions de doses dans un premier temps aux hôpitaux américains.

Dans le même temps, tous se disent prêts à augmenter leur capacité de production pour faire face aux besoins, si l’avenir devait confirmer l’intérêt de cette molécule. Mylan propose même de reprendre une production de chloroquine qu’il avait abandonnée. Certains s’engagent à ne pas profiter de la situation.

Notre entreprise de médicaments génériques Sandoz maintient des prix stables pour un certain nombre de médicaments essentiels qui pourraient aider au traitement des cas de coronavirus.

L'entreprise suisse Novartis

sur son site internet

Cette mobilisation peut sembler d’autant plus (...)

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