Coronavirus : les généralistes de SOS médecin en première ligne

Opération petit bobo pour Jean-Pierre Gamba, généraliste SOS médecin à Besançon (Doubs) : un homme de 90 ans saigne du nez. À défaut d'ORL disponible dans l'immédiat, il doit cautériser lui-même. Une intervention qui semble anodine en temps de coronavirus, mais, pour le médecin, hors de question de laisser les patients sans soins, aussi bénins soient-ils. "Ce n'est pas le Covid, mais c'est aussi important qu'il se fasse soigner", estime-t-il. "Une augmentation d'activité de plus de 20 %" À peine l'osculation terminée, Jean-Pierre Gamba repart pour une nouvelle intervention à domicile. Chaque jour, il rend visite à une vingtaine de patients ; un nombre de consultations en augmentation, lié à la recrudescence de l'épidémie, que le praticien a constatée dès l'été. "Pour nous, la deuxième vague a commencé quasiment en juillet, avec une augmentation d'activité de plus de 20 %", indique-t-il. Comme lui, 12 généralistes se relaient à SOS médecin Besançon ; ils interviennent sur une trentaine de cas suspects au Covid au quotidien.