Coronavirus: le «front uni» des dirigeants du monde

Nodé-Langlois, Fabrice, Rovan, Anne

La communauté internationale affiche enfin une volonté de mobilisation collective.

Chacun pour soi. Malgré des envois de masques de l’Europe vers la Chine puis des livraisons dans le sens inverse, les premières semaines de la pandémie se sont caractérisées par une réponse en ordre dispersé.

Alors que la quasi-totalité des États de la planète est désormais touchée et que trois milliards de personnes sont confinées, la communauté internationale affiche enfin une volonté de mobilisation collective.

Les principaux dirigeants du monde ont ainsi enchaîné deux  «visio-sommets» extraordinaires jeudi: le premier pour les chefs d’État du G20, entourés des dirigeants des grandes organisations internationales (ONU, OMS, Banque mondiale, FMI, etc.) ; le second pour les vingt-sept leaders de l’Union européenne. En dépit des difficultés techniques parfois rencontrées, les dirigeants mondiaux gèrent la pandémie et ses conséquences dévastatrices par écrans interposés.

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«Cette crise humaine requiert une réponse mondiale», a déclaré le roi Salmane d’Arabie saoudite, président cette année du club des vingt plus grandes puissances qui représentent les deux  tiers de l’humanité (la Chine et l’Inde y siègent) et les trois-quarts du PIB. Kristalina Georgieva, la directrice du FMI (Fonds monétaire international) a demandé aux États de doubler la capacité d’intervention financière d’urgence du Fonds au moment où «un nombre exceptionnel de pays» en développement réclame de l’aide.

Pour frapper les esprits, le communiqué du G20 rappelle que les États et les banques centrales ont déjà annoncé des mesures de soutien dépassant 5000  milliards de dollars. Il exhorte à muscler le financement de la mise au point d’un vaccin et, sur le plan économique, à faciliter les échanges d’équipements médicaux. Xi Jinping, au risque de fissurer le «front uni» proclamé contre la pandémie, a jeté une pierre dans le jardin de Donald (...) Lire la suite sur Figaro.fr

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