Coronavirus: La France retire ses troupes d'Irak

AFP
Un soldat de l'

DÉFENSE - La France va retirer ses troupes d’Irak, où elles participaient à des missions de formation, en raison de la pandémie de nouveau coronavirus qui frappe durement ce pays, a annoncé mercredi 25 mars l’état-major français.

Frontalier de l’Iran où le virus a déjà tué près de 1700 personnes, l’Irak a imposé dimanche à l’échelle nationale des mesures très strictes contre le nouveau coronavirus, faisant état de 20 décès et 233 cas confirmés de la maladie Covid-19.

“En coordination avec le gouvernement irakien, la coalition (internationale anti-État islamique emmenée par Washington, NDLR) a décidé d’ajuster son dispositif en Irak et de suspendre provisoirement ses activités de formation des forces de sécurité irakiennes, compte tenu notamment de la crise sanitaire”, souligne l’état-major français dans un communiqué.

Ainsi, “la France a décidé de rapatrier jusqu’à nouvel ordre le personnel de l’opération Chammal (volet français de l’opération internationale Inherent Resolve) déployé en Irak”, soit près de 200 militaires, engagés jusqu’ici dans la formation de l’armée irakienne ou travaillant au sein de l’état-major de la coalition à Bagdad.

Rapatriement immédiat

À partir de ce jeudi, date du début du rapatriement, “il n’y a plus de troupes Chammal en Irak”, a commenté auprès de l’AFP le porte-parole de l’état-major français, le colonel Frédéric Barbry, en précisant que ce retrait était “a priori temporaire”.

L’armée américaine, qui représente la grande majorité des forces étrangères déployées en Irak, avait annoncé en fin de semaine dernière une réduction temporaire de la voilure de la coalition.

“Pour prévenir une propagation du Covid-19, l’armée irakienne a suspendu tout entraînement. Par conséquent, la coalition va renvoyer temporairement dans leurs pays dans les jours à venir certains de ses éléments spécialisés dans la formation”, a indiqué vendredi le commandement central de l’armée américaine (Centcom), qui couvre notamment l’Irak et la Syrie.

Les Britanniques (...)

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