Coronavirus/France: Dépistage et vaccination renforcés en Moselle

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CORONAVIRUS/FRANCE: DÉPISTAGE ET VACCINATION RENFORCÉS EN MOSELLE

PARIS (Reuters) - La campagne de dépistage et de vaccination va être renforcée en Moselle, a annoncé vendredi Olivier Véran lors d'un déplacement dans ce département de l'est de la France où les autorités soupçonnent plusieurs centaines de cas de contamination par le variant du coronavirus d'origine sud-africaine.

Le ministre de la Santé a en revanche exclu à ce stade de nouvelles mesures de restriction comme le réclamaient certains élus tel que le maire LR de Metz, François Grosdidier.

Le coronavirus "circule en Moselle avec une incidence plus élevée que dans le reste de la région Grand Est, proche de 300 pour 100.000 habitants sur une semaine", a rappelé devant la presse Olivier Véran à l'issue d'entretiens à l'Agence régionale de Santé et à la préfecture de Metz.

"Des cas suspects de variants sud-africain et brésilien ont émergé ces derniers jours. Les premiers séquençages tendent à attester l'hypothèse qu'il s'agit de variants d'origine sud-africaine", a-t-il ajouté.

"Le nombre de cas de variant augmente, il est désormais de 100 nouveaux cas par jour", a encore déclaré le ministre, précisant que la thèse la plus probable était celle d'une "diffusion communautaire" de ce variant.

Olivier Véran a annoncé que les autorités allaient intensifier la politique du "tester-tracer-isoler" dans le département: "Tout cas positif de coronavirus sera désormais considéré comme suspect de variant jusqu'à preuve du contraire."

La campagne de vaccination sera aussi renforcée, a ajouté le ministre. Deux mille doses supplémentaires de vaccin Moderna seront ainsi mises à disposition, notamment pour les personnes de 75 ans et plus.

Concernant des mesures de protection supplémentaires, aucun consensus ne s'est dégagé, a dit Olivier Véran : "Certains élus ont plaidé pour un confinement sans délai de tout ou partie du territoire lorrain, d'autres ont plaidé pour une fermeture anticipée des écoles, à une semaine des vacances scolaires dans la région."

Le ministre va poursuivre ses consultations à Paris, avec son homologue de l'Education Jean-Michel Blanquer notamment.

"Je me suis engagé à revenir très rapidement vers les élus du territoire pour envisager avec eux des mesures éventuelles si nous estimons qu'elles pourraient être nécessaires", a-t-il ajouté.

(Jean-Stéphane Brosse, édité par Jean-Michel Bélot)