Coronavirus : les flips et les flops de la pandémie

Céline Deluzarche, Journaliste
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Coronavirus : les flips flops de la science

Alors que les scientifiques, censés apporter un avis éclairé et objectif, ont envahi les plateaux de télévision et les pages Internet, nous sommes assaillis d’avis et de chiffres contradictoires concernant l’épidémie de Covid-19. Immunité, masques, mortalité, tests de dépistage… Jamais la science n’avait produit autant d’études en si peu de temps et jamais autant elles n’ont paru aussi opposées. Pas sûr du coup qu’« inonder Internet de faits et de données scientifiques » soit le meilleur moyen pour combattre les infox, comme le suggère le Secrétaire général de l’ONU. Dans les inondations, on risque fort de se noyer. Retour sur les principales cacophonies entourant le coronavirus.

Patients asymptomatiques : combien sont-ils ?

« Avec la grippe, les personnes infectées mais asymptomatiques sont des moteurs de transmission importants, ce qui ne semble pas être le cas avec le Covid-19. Des données chinoises montrent que seulement 1 % des cas rapportés sont asymptomatiques, et la plupart des cas développent des symptômes dans les deux jours suivant l’infection », indiquait le directeur général de l’OMS le 3 mars dernier. Un chiffre drastiquement revu à la hausse par la suite. Quatre personnes infectées sur cinq seraient asymptomatiques, affirme un article du BMJ paru en avril. Selon les études, les chiffres font le grand écart entre 4 % et 70 %. Une étude menée dans des prisons américaines indique carrément 96 % de cas asymptomatiques. La réalité, c’est que personne n’en sait rien et qu’il est donc impossible de connaître le nombre de personnes déjà touchées.

Immunité : est-on protégé quand on a guéri ?

Une personne infectée par le coronavirus développe en principe des anticorps capables de prévenir une nouvelle infection. C’est sur la base de ce présupposé que de nombreux médecins ont établi le concept « d’immunité collective », qui indique que l’épidémie ne pourra être véritablement stoppée que lorsque 70 % de la population aura été infectée, donc protégée. Sauf que...

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