Coronavirus : la fin du règne des présidents "financiers et des comptables" ?

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"Je suis le dernier des grands présidents. Après moi, il n'y aura que des financiers et des comptables". Depuis la mort de François Mitterrand, ce sont en effet des comptables qui se sont succédé à l’Élysée, avides de faire des coupes budgétaires, de réduire "le coût du travail", le nombre de fonctionnaires, la présence du service public dans les territoires. Obsédés par l'idée de toujours plus de rentabilité : à la Poste, à la SNCF, dans les hôpitaux... Obsédés à l'idée que le chiffre de la colonne "Recettes" dépasse celui de celle des "Dépenses". Comme si tous ces services pouvaient, et devaient, être "rentables". Quitte à rendre la vie de tous les jours invivables, pour ceux qui y travaillent comme pour ceux qui ont besoin de ces services.

fanatisme des chiffres

Derrière ce fanatisme des chiffres, il y a bien sûr l'Europe, cette grande idée que nous a léguée François Mitterrand. Idée formidable sur le papier - qui pourrait nier la communauté culturelle ou littéraire des Européens ? - mais surtout cadeau empoisonné puisqu’elle ne pouvait exister que sous domination allemande, avec les valeurs allemandes, les principes de gestion allemands, et cette délirante obsession de l'inflation.

Mitterrand le savait-il ? Sans doute et j'irais jusqu'à parier qu'il en tirait une réelle jouissance. Son côté : "Après moi, le déluge !"

La rigueur, l'insensibilité aux êtres humains, le goût pour les chiffres, les Allemands connaissent...





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