Coronavirus: faire le "tri" entre les malades, fardeau quotidien des réanimateurs

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Coronavirus ou pas, choisir de placer ou non un malade sous respirateur artificiel est le lot quotidien des médecins réanimateurs. Mais l'épidémie actuelle risque de les contraindre à un "tri" à grande échelle soulevant des questions éthiques.

La pandémie de Covid-19 a déjà fait plus de 12.000 morts dans le monde et plus de 290.000 cas sont officiellement répertoriés. Et les malades graves nécessitent une réanimation très lourde, provoquant une saturation des hôpitaux dans certains pays, qui pourraient s'étendre à d'autres. Dans ces conditions, quel patient doit bénéficier d'un respirateur ? 

Des consignes de bonnes pratiques existent depuis longtemps, veulent rassurer les réanimateurs.

"On ne part pas de zéro, ce sont des décisions qu'on prend tous les jours", explique à l'AFP Bertrand Guidet, chef du service de médecine intensive réanimation à l'hôpital Saint-Antoine, à Paris.

Pour faire ce choix, trois critères d'évaluation, qui s'appliquent aussi pour le coronavirus: "le souhait du patient", son état de santé général et la gravité de la maladie, précise-t-il.

La réanimation peut être "déraisonnable"

Concernant le souhait du malade, le médecin appelle d'ailleurs les familles à en discuter en amont, parce que la réanimation est "très lourde" pour les cas graves de covid-19, avec des séquelles importantes possibles en cas de survie notamment pour les plus fragiles.

"Vous vous retrouvez pendant trois semaines avec...

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