Coronavirus et affaire George Floyd: ce que cette double crise change pour Trump et Biden

Claire Digiacomi

ÉTATS-UNIS - C’était sa première rencontre publique depuis la mi-mars et le début de l’épidémie de coronavirus. Ce lundi 1er juin, le candidat démocrate à la Maison blanche, Joe Biden, a échangé avec des responsables religieux et politiques noirs dans une église de sa ville de Wilmington, dans le Delaware, au sujet de la mort de George Floyd, qui a embrasé les États-Unis. La rencontre s’est terminée par une photo et un symbole fort: en première ligne devant les participants, le candidat a posé un genou à terre.

Ce geste, popularisé par le joueur de football américain Colin Kaepernick pour dénoncer les violences policières contre la population noire aux États-Unis, est un message clair d’opposition à Donald Trump. “La haine ne fait que se cacher. Elle ne disparaît pas. Et quand quelqu’un au pouvoir souffle sur la haine sous les rochers, elle en sort. Les mots d’un président sont importants”, a lancé Joe Biden, dénonçant le “racisme institutionnel” qui ronge l’Amérique, où se multiplient les manifestations depuis une semaine.

Joe Biden, genou à terre, dans une église de Wilmington, dans le Delaware, le 1er juin.

Le démocrate “est en train de se positionner sur le sujet des Afro-Américains en ravivant l’espoir, né en 2008 avec l’élection de Barack Obama, d’une société post-raciale”, analyse Jean-Éric Branaa, spécialiste des États-Unis et maître de conférences à l’université Paris 2 Panthéon-Assas, interrogé par Le HuffPost. “Il se présente comme un pont vers le camp républicain pour pacifier la société, et est maintenant condamné à proposer un plan”.

Joe Biden a d’ores et déjà annoncé qu’il créerait une commission de contrôle de la police dans les 100 premiers jours de son mandat s’il était élu. 

Biden effacé pendant le coronavirus, mais...

Après avoir été bloqué chez lui pendant plus de deux mois à cause du coronavirus, Joe Biden, 77 ans, enchaîne les sorties publiques depuis le 25 mai. Prenant soin de s’afficher toujours masqué, tandis que Donald Trump rechigne à porter cette protection en public, le candidat démocrate s’est rendu dimanche sur le site...

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