Coronavirus : un élu CGT décédé après avoir été contaminé sur son lieu de travail

Alain Siekappen Kemayou (Crédits Twitter @@infatorama)

Alain Siekappen Kemayou n’est plus. Responsable de la sécurité du centre commercial Parinor, cet homme de 45 ans est décédé après avoir été contaminé par le SARS-CoV-2. La CGT pointe le manque de protections.

La liste des victimes du Covid-19 s’allonge chaque jour. Après la mort d’un premier médecin annoncée ce matin par Olivier Véran, c’est au tour de la CGT de mettre en avant la figure d’une victime du virus. Il s’appelle Alain Siekappen Kemayou, il avait 45 ans et il était responsable de la sécurité au centre commercial Parinor, à Aulnay-sous-Bois. Pour le syndicat, c’est un exemple du manque de protections envers les travailleurs du commerce.

Exercice du droit de retrait ?

Parmi les activités priées de continuer le travail au contact du public malgré la pandémie, le secteur du commerce est souvent cité. En première ligne, les caissières : indispensables mais mal payées et exposées, et souvent confrontées à de directions sourdes à leurs revendications car dirigées par la recherche du profit, particulièrement en temps de crise. Si on en parle moins, les agents de sécurité ne sont pas en reste. Et le décès d’Alain Siekappen Kemayou vient tristement le rappeler.

“Malgré nos nombreuses alertes sur la situation dramatique que vivent les salariés du commerce et des services, auxquelles gouvernement et patronat restent totalement sourds et muets, nous déplorons aujourd’hui le premier décès d’un salarié dans nos secteurs”, écrit la CGT Fédération Commerces Services. Qui poursuit, offensive : “Agiter la prime de 1000 € pour encourager les salariés à travailler, qui plus est dans des conditions dangereuses, relève du mépris le plus total pour la vie humaine !” Et de conclure par un appel à l’arrêt de toute activité : “L’heure est grave, nos vies sont en danger, par conséquent nous appelons tous les salariés contraints de travailler d’exercer leur droit de retrait dès lors qu’ils craignent pour leur santé.”