Coronavirus : doit-on redouter un manque de transparence des autorités chinoises ?

franceinfo

Fin décembre, un nouveau coronavirus, le 2019-nCoV, faisait son apparition sur un marché de Wuhan, dans la province du Hubei, en Chine. Transmissible entre êtres humains, ce virus responsable de pneumonies sévères s'est répandu dans une dizaine de pays en un mois. Ainsi, au 28 janvier, 4 474 personnes ont été infectées à travers le monde.

L'épidémie ne va pas sans rappeler celle du Sras, qui a tué, en 2002-2003, 774 personnes. Ce coronavirus était lui aussi apparu en Chine et s'était propagé à grande vitesse, dans le silence du régime chinois. La gestion de l'épidémie avait valu au pays les reproches de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et la pression de la presse internationale. Dix-sept ans après, la question de la transparence de Pékin se pose à nouveau.

Une communication verrouillée

"Le gouvernement cache la vérité depuis le début. Le nombre de personnes infectées et le nombre de morts sont faux", s'alarme Zhangyi*, un habitant de Wuhan, au lendemain de la mise en quarantaine de cette ville de onze millions d'habitants. Sur les réseaux sociaux chinois Wechat et Weibo circule une vidéo d'un médecin, identifié comme travaillant à Wuhan. L'homme, équipé d'une combinaison, d'un masque et de lunettes, s'effondre au téléphone, désemparé. "Le gouvernement supprime la vidéo", rapporte Zhangyi. Mais elle réapparaît sur d'autres groupes et continue de (...)

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