Coronavirus: la difficile réouverture des frontières extérieures de l'Union européenne

L’UE a commencé le 15 juin à rouvrir ses frontières internes et a décidé de commencer le 1er juillet à rouvrir ses frontières externes. Mais elle pourrait ne pas rouvrir aux résidents américains et décider de le faire pour les résidents de la Chine par exemple. Cette perspective est évidemment à même à provoquer de nouveaux remous diplomatiques entre Américains et Européens.

Avec notre bureau à Bruxelles,

Les Vingt-Sept s’orientent vers une réouverture des frontières européennes au 1er juillet à une liste de moins de quinze pays. Ces pays-là sont ceux qui présentent une prévalence du Covid-19 inférieure à la moyenne européenne. Cela signifie que seuls les pays qui ont moins de seize cas de contamination au coronavirus pour cent mille habitants verront leurs ressortissants admis dans l’UE et dans l’espace Schengen, qui comprend aussi Liechtenstein, Islande, Norvège et Suisse.

Les Européens ont eu du mal à dresser leur première liste car ils voulaient qu’elle soit entièrement basée sur des critères scientifiques. Des critères objectifs pour qu’elle soit inattaquable et que l’UE ne puisse être accusée ni d’ostracisme ni de favoritisme. Il reste que les États-Unis, la Russie ou le Brésil ne devraient pas voir leurs ressortissants admis.

Une liste révisable tous les 15 jours

En revanche, la Nouvelle-Zélande, le Rwanda, le Maroc, la Thaïlande ou l’Uruguay devraient faire partie des heureux élus. La Chine aussi si jamais elle décide d’ouvrir ses propres frontières aux Européens.

Et cette liste si difficile à établir devrait être révisée toutes les deux semaines même si en réalité ce n’est qu’une recommandation que les Vingt-Sept pourront décider ou non d’appliquer.