Coronavirus : pas d'autre report mais une situation prise au sérieux

Basile Davoine

Alors que l'épidémie de coronavirus se propage et que l'Organisation mondiale de la santé a multiplié ces derniers jours les messages d'alerte, les regards à court terme pour ce qui concerne la Formule 1 se tournent vers le Vietnam. La discipline doit se rendre à Hanoï début avril pour le premier Grand Prix du Vietnam de l'Histoire, tandis que la manche suivante programmée en Chine a d'ores et déjà été reportée.

Face au risque de pandémie évoqué par l'OMS, les pays du globe prennent les uns après les autres différentes mesures et tentent pour le moment de s'adapter à une situation qui évolue heure par heure. "Pour l'instant, nous n'assistons pas à la propagation mondiale ‎incontrôlée de ce virus, et nous n'assistons pas au développement à ‎grande échelle des formes sévères de la maladie ou du nombre de ‎morts", a fait savoir l'OMS en début de semaine. "Ce virus a-t-il le potentiel de provoquer une pandémie ? Oui ‎absolument, il l'a. En sommes-nous déjà arrivés là ? D'après notre ‎évaluation, pas encore.‎"

Les travaux sur le circuit de Hanoï

Les travaux sur le circuit de Hanoï Vietnam Grand Prix Corporation

Vietnam Grand Prix Corporation

Cette position est soutenue par les dirigeants de la Formule 1. Son président Chase Carey affirme qu'il passera par Hanoï à la mi-mars afin de visiter les installations. "Nous avons l'intention d'organiser la course", a-t-il indiqué lors d'un entretien avec des analystes boursiers de Wall Street. "J'ai parlé avec nos partenaires vietnamiens hier et je prévoie de m'arrêter à Hanoï le 16 mars en rentrant d'Australie. Tous les systèmes sont en place."

"Il est difficile de vraiment savoir comment ça se passe", ajoute Carey. "Un pays comme l'Italie n'était pas dans le radar il y a quelques jours, et il l'est désormais. C'est un processus d'ensemble. Ce que nous faisons, c'est que nous sommes activement engagés avec tous les [organisateurs des] événements à venir, je pense en particulier aux plus proches dans le temps, pour avoir un point de vue de leur pays. Comme je l'ai dit, j'ai discuté hier avec nos partenaires à Hanoï, et leurs informations mises à jour disaient qu'il y avait environ 15 cas et que tous étaient guéris." 

"Nous continuons à discuter avec les autres, et à Londres nous sommes en lien avec des experts qui ont du recul sur tout ça. Ce que nous devons surtout continuer à faire, c'est être au fait de la question pour essayer d'avoir les bons conseils, essayer de prévoir. Il y a de la logistique. Bahreïn vient juste d'ajouter [des restrictions] pour les gens qui arrivent d'un certain nombre de villes. Une partie de ce que nous pouvons prévoir est de nous assurer que nous ayons la flexibilité et les options en place pour les problèmes logistiques afin de se rendre sur les Grands Prix et d'en revenir. En dehors de la Chine, il y a une attention particulière sur les Grands Prix du début d'année. Nous allons à Melbourne, nous allons à Bahreïn, nous allons à Hanoï, et pour affirmer une évidence, nous devons voir comment ça va évoluer dans les prochains jours."