Coronavirus: la décision du gouvernement béninois de ne pas fermer les écoles fait débat

Pour n’avoir pas ordonné la fermeture des écoles Patrice Talon et son équipe sont critiqués par des parents d’élèves. Au point où la Fédération des associations des parents d’élèves et d’étudiants et le directeur de l’enseignement catholique ont saisi les ministres concernés pour le demander avec insistance que l’Etat décrète « écoles closes ». 

Avec notre correspondant à Cotonou, Jean-Luc Aplogan

Dans la série des onze mesures déroulées, il manquait la fermeture des écoles pour que Patrice Talon soit applaudi par tous. Ce choix a paru étrange à bon nombre de parents d’élèves, et les réactions n’ont pas tardé, d’abord dans plusieurs cercles et sur les réseaux sociaux

La Fédération des parents d’élève et étudiants et la Direction de l’enseignement catholique ont pris le relais et ont saisi les trois ministres en charge des enseignements. « L’école est un lieu qui accueille du monde et par conséquent propice à la contamination rapide », a écrit le président de la Fédération des parents d’élèves, estimant que « si on interdit les rassemblements, l’école doit en faire partie ». 

Mais il n’a pas obtenu de réponse favorable, tout comme la Direction des écoles catholiques, qui sollicitait une autorisation pour fermer ses écoles.
« L’urgence n’est pas au confinement ou à la mise en quarantaine de la population, d’un groupe cible ou d’une communauté », ont répondu les ministres par courrier.

Malgré les assurances du ministre de la Santé, quelques parents d’élèves ont choisi de ne plus envoyer leurs enfants à l’école. Certains établissements béninois et l’école française ont décidé vendredi de fermer leurs portes.