Coronavirus : la course aux vaccins continue

Les Russes, les Américains, les Chinois et les Européens travaillent sur cinq grandes familles de vaccins. Mais quelles sont-elles ? "Elles ont leurs avantages, leurs inconvénients, mais un principe unique : on injecte dans nos organismes un leurre inoffensif qui va fabriquer dans notre corps des anticorps qui, le jour où on est confronté au vrai virus, va le neutraliser", détaille Jean-Christophe Batteria en plateau. "Le plus simple c'est l'injection d'un virus dont le matériel génétique a été neutralisé, il reste la coque. Cela a été neutralisé chimiquement ou par chauffage. Ensuite, on nous l'injecte et à ce moment-là, les anticorps sont produits. La technique est prouvée, la réponse immunitaire n'est pas prouvée à chaque fois, mais la piste est privilège par les laboratoires chinois", complète notre journaliste. Des avancées mais des procédures complexes "Il y a aussi la technique du virus dite 'atténuée'. On a divisé par 1 000 sa capacité de multiplication. Parce que ce coronavirus est capable de se multiplier 100 millions de fois en 24 heures dans une cellule. Là, on le modère, c'est facile à mettre en œuvre, mais la maladie peut réapparaitre s'il y a une surcontamination", explique Jean-Christophe Batteria. L'institut Pasteur et les Russes expérimentent un vaccin à partir de virus connu sans danger, dont une partie du génome peut coder les protéines identiques à celles du coronavirus. "La réponse immunitaire serait très bonne mais il est très compliqué à réaliser", ajoute Jean-Christophe Batteria.