Coronavirus: contagion galopante en Amérique, le Royaume-Uni assouplit la quarantaine

Coronavirus: contagion galopante en Amérique, le Royaume-Uni assouplit la quarantaine

Miami (AFP) - L'épidémie de Covid-19 continue de frapper durement le continent américain avec un nouveau record de contaminations aux Etats-Unis, mais son ralentissement en Europe conduit la Grande-Bretagne à assouplir vendredi son régime de quarantaine.

Première puissance mondiale et pays le plus endeuillé de la planète (128.677 décès), les Etats-Unis ont atteint un niveau record jeudi avec 53.069 nouvelles contaminations en 24 heures, qui portent le total à plus de 2,7 millions, selon l'Université Johns Hopkins.

Au Texas, une explosion de nouveaux cas a forcé le gouverneur républicain Greg Abbott, un allié du président Donald Trump, à rendre le port du masque obligatoire en public.

"Nous pouvons maintenir les entreprises ouvertes et développer notre économie afin que les Texans puissent continuer à gagner leur vie, mais cela exige que chacun d'entre nous joue son rôle pour se protéger mutuellement, ce qui implique de se couvrir le visage dans les espaces publics", a déclaré dans un communiqué M. Abbott.

Rendre le port du masque obligatoire n'est pas une mince affaire aux Etats-Unis où cet attribut, ou son absence, est souvent devenu un signe politique.

Les plus fervents partisans de Donald Trump n'en portent que rarement. D'autres invoquent leur liberté individuelle. Un vigile a même été abattu pour avoir demandé à un client de se couvrir le visage avant d'entrer dans le magasin.

Les réseaux sociaux Facebook et Twitter ont fait savoir qu'ils allaient recommander à leurs utilisateurs américains de porter le masque.

- Fête nationale à haut risque -

Les Etats-Unis abordent un week-end sensible, avec samedi la fête nationale du 4 juillet, traditionnellement marquée par des réunions familiales ou de grands rassemblements pour assister aux feux d'artifices. Les autorités craignent une propagation du virus, qu'elles admettent ne pas contrôler totalement.

Le Brésil a quant à lui enregistré jeudi plus de 48.000 nouvelles contaminations et 1.252 décès supplémentaires, portant le bilan de l'épidémie à 61.884 morts pour près de 1,5 million de cas.

Malgré cela, les restaurants, cafés et bars de Rio de Janeiro ont rouvert jeudi après trois mois d'inactivité, une initiative jugée prématurée par les experts.

Le Pérou a passé jeudi le cap des 10.000 morts, selon le ministère de la Santé, la semaine même où le pays entame un déconfinement progressif de certaines régions, dont la capitale Lima.

- Cimetière saturé -

Au nombre des décès au Pérou figure le chef indigène de l'ethnie awajun, Santiago Manuin, âgé de 63 ans, figure du combat en faveur de l'Amazonie et des droits humains.

A Cochabamba, dans le centre de la Bolivie, les pelleteuses travaillent à grande vitesse pour agrandir le principal cimetière de la ville, trop étroit pour accueillir toutes les victimes de la pandémie.

"Malheureusement, le cimetière municipal est saturé", a déclaré le responsable régional de la santé, Yecid Mamani, selon qui "beaucoup de morts attendent encore dans les domiciles et les hôpitaux".

La pandémie a fait au moins 517.416 morts dans le monde, selon un bilan établi par l'AFP à partir de sources officielles jeudi à 19H00 GMT.

En Europe, le Royaume-Uni, l'un des pays du continent les plus touchés avec au moins 44.000 décès, a commencé vendredi à assouplir son régime de quarantaine après trois mois de confinement, à la faveur d'un ralentissement de la contagion.

Les voyageurs arrivant d'Allemagne, de France, d'Espagne ou encore d'Italie ne seront plus soumis à une "quatorzaine" obligatoire à compter du 10 juillet. La liste complète des pays exemptés doit être publiée vendredi.

Au risque de la confusion, Londres a cependant décidé que ces exemptions ne concerneraient que les arrivées en Angleterre et que des "quatorzaines" seraient toujours obligatoires pour toute personne arrivant en Ecosse, Pays de Galles ou Irlande du Nord, sous peine d'amende.

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un s'est quant à lui félicité du "brillant succès" obtenu selon lui par son pays dans sa lutte contre le "virus malin" du Covid-19, "grâce à la direction prévoyante du comité central du parti", a rapporté vendredi l'agence officielle KCNA.

Pyongyang n'a fait état d'aucun cas de la maladie Covid-19, une version dont doutent les experts alors même que le virus apparu en Chine voisine s'est propagé à tous les continents.

burx-roc/ahe

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