Coronavirus : la commission d'enquête de l'Assemblée nationale débute sagement son travail

L’exécutif redoute que l’opposition s’engouffre dans la brèche et profite de la commission d’enquête de l’Assemblée nationale pour attaquer l’action du gouvernement. C’est pourquoi l’Elysée veut mettre en place une commission d’enquête indépendante. Pourtant, en coulisses, l’atmosphère reste assez feutrée, car tout comme le monde garde en tête le précédent ubuesque de l’affaire Benalla. Cette fois, les choses sont plus sereines, pour le moment, explique mardi 16 juin le journaliste politique de France Télévisions Alexandre Peyrout.Des gestes d’apaisementLe président de l’Assemblée nationale, Richard Ferrand, a fait un geste en acceptant que des membres de l’opposition, comme le député PS Boris Vallaud, soient nommés coprésidents de la commission afin de montrer son indépendance. L’opposition a elle aussi fait preuve d’un peu plus de modération en acceptant que l’ancienne ministre de la Santé Agnès Buzyn soit auditionnée après le second tour des élections municipales. Selon un membre de la commission, l’objectif n’est pas de faire tomber des têtes, mais de tirer les leçons de cette crise avec des mesures concrètes. Mais mardi après-midi, le directeur général de la Santé Jérôme Salomon a donné le sentiment d’avoir en quelque sorte fait diversion en ne répondant pas précisément aux questions des députés. Il sera sans doute auditionné de nouveau plus tard, selon Boris Vallaud.