Coronavirus – Le cognac garde le cap

Propos recueillis Par Arthur Frydman
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L’eau-de-vie charentaise est la nouvelle victime de l’administration Trump. Malgré cette attaque, la santé du secteur est bonne pour Jérôme Durand, à la tête de la maison Larsen. 
L’eau-de-vie charentaise est la nouvelle victime de l’administration Trump. Malgré cette attaque, la santé du secteur est bonne pour Jérôme Durand, à la tête de la maison Larsen.

La semaine dernière, le bureau du représentant au commerce des États-Unis (USTR) annonçait l'imposition d'un droit de douane de 25 % aux frontières américaines sur de nouveaux produits français. Cette nouvelle surtaxe s'inscrit dans le cadre du conflit sur l'aéronautique civil qui oppose les autorités de Donald Trump ? qui tente encore quelques coups bas avant son départ ? à l'Union européenne, à savoir un vieux litige entre les avionneurs Boeing et Airbus.

Après les vins dits « tranquilles » (non effervescents) de moins de 14 degrés, c'est le cognac, mais également tous les vins tranquilles, en vrac et de plus de 14 degrés qui font les frais du bras de fer commercial entre le Vieux Continent et l'Amérique. Ces nouvelles sanctions, qui doivent s'appliquer dès le 12 janvier 2021, ont suscité la colère des producteurs français, inquiets et qui condamnent la mesure. Mais en dépit de cette énième mauvaise nouvelle pour le vignoble français, le cognac séduit, à l'image de l'an dernier où le secteur a enregistré un chiffre d'affaires de plus de trois milliards d'euros, notamment grâce aux exportations.

patron ©  CharenteLibre.fr
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Jérôme Durand, directeur général de la maison Larsen © CharenteLibre.frLe Point Vin : Le cognac, produit de plus en plus plébiscité tant en France qu'à l'étranger, a-t-il bien résisté face au Covid-19 ?

Jérôme Durand : Collectivement oui, car la région termine à - 10 % sur l'année 2020. C'est donc une position résiliente du marché, vu le contexte actuel. Ceci s'exp [...] Lire la suite