Coronavirus : le CHU de Besançon contraint de déprogrammer des opérations

Le coup de téléphone est arrivé vendredi 16 octobre dans l'après-midi, trois jours seulement avant son opération. "On m'a annoncé qu'en raison du Covid, on ne pouvait pas maintenir mon opération", se remémore Caroline Gilles. Cela faisait pourtant plusieurs mois qu'elle se préparait mentalement et physiquement à l'ablation de son sein droit. "On se retrouve impuissant, dans une grande détresse", témoigne-t-elle. Seuls la moitié des cancers dépistés pendant la première vague Les déprogrammations portent un risque à moyen terme, surtout pour les dépistages. "Sur les 64 000 cas de cancers que l'on aurait dû voir pendant la première vague, on en a vu 30 000", indique Jean-François Bosset, président de la Ligue contre le cancer dans le Doubs. Le CHU de Besançon garde coûte que coûte la chirurgie pédiatrique, l'oncologie et les urgences, mais il doit reporter beaucoup d'actes : depuis le début du mois de novembre, 65 % de l'activité chirurgicale réglée ont été déprogrammés en raison de l'épidémie.