Coronavirus : comment les chercheurs peuvent-ils proposer un vaccin aussi rapidement ?

"C'est vrai que ça peut paraître rapide", note le journaliste et médecin Damien Mascret sur le plateau du 13 Heures, mardi 17 novembre, à propos de la rapide conception des vaccins contre le coronavirus. "On a eu d'énormes progrès technologiques depuis, et surtout, on a de nombreux États qui ont soutenu financièrement les industriels qui du coup, eux, n'ont pas hésité à engager les chaînes de production de vaccin avant même d'avoir les résultats de leurs essais cliniques", explique-t-il. Un examen parfait de l'efficacité et de la sécurité Si les agences de régulation du médicament vont vite, "ça ne veut pas dire qu'elles bâclent le travail", nuance Damien Mascret. Elles examinent les données au fur et à mesure qu'elles leur sont fournies. "Il y aura un examen parfait de l'efficacité et de la sécurité, néanmoins, avec les nouvelles technologies, on manquera peut-être un petit peu de recul", concède le médecin. Cela peut expliquer que même parmi les 59% de Français désireux de se faire vacciner, un quart seulement veut le faire dès le premier mois, quand le vaccin sera disponible. Les vaccins français, quant à eux, ne sont toujours pas arrivés à la dernière phase, la phase 3, nécessaire avant la commercialisation.