Coronavirus : "En cherchant à limiter les dégâts pour l’économie, le gouvernement aura alourdi la facture"

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Depuis plus d’une semaine maintenant, les Français sont confinés chez eux, bien qu’ils soient encore autorisés à sortir pour aller travailler, faire leurs courses ou promener leur chien. Pourtant, il y a à peine plus de deux semaines, le Président avait trouvé judicieux de se rendre au théâtre avec sa femme et d’expliquer que les gens ne devaient pas bouleverser leurs habitudes à cause du coronavirus. On voit avec cet exemple combien la perception de la menace que représente cette épidémie a changé du tout au tout, y compris au sommet de l’État, en un intervalle de temps extrêmement court.

Juste après l’annonce par le chef de l’État qu’il avait pris la décision de maintenir les élections municipales, j’avais publié un article dans lequel je critiquais cette décision et prédisais que le système hospitalier serait bientôt submergé par les cas de coronavirus nécessitant un admission en réanimation, ce qui risquait de faire exploser le taux de létalité si les besoins excédaient nos capacités. Malheureusement, la suite des événements a pour l’instant donné raison à cette prédiction, mais depuis la situation a évolué de telle façon qu’il est, selon moi, très difficile de savoir vers quoi nous allons.

catastrophe sanitaire

Alors que jusqu’à il y a seulement une dizaine de jours, en dépit de ce qui s’était passé en Chine et de ce qui était déjà en train de se passer en Italie, quasiment tout le monde pensait que cette épidémie n’était qu’un phénomène sans importance, il semble que l’immense majorité des gens, au moins parmi les commentateurs, soient depuis passés à l’excès inverse et partent dorénavant du principe qu’il est certain que nous allons vers une catastrophe sanitaire qui va faire des millions de morts à travers le monde.


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