Coronavirus : aux caissières, la patrie reconnaissante

FREDERICK FLORIN / AFP

Cet article est à retrouver dans le magazine n°1201 en kiosques cette semaine "Covid BANG", disponible en ligne pour seulement 1,99 euros (afin de mieux survivre à votre confinement).

Nul ne conteste la décision de fermeture des commerces sans utilité vitale. Priorité a donc été donnée au secteur alimentaire, cela va de soi, et aux activités dites indispensables, avec une liste pour le moins exhaustive. La grande distribution se retrouve de fait en première ligne pour assurer le ravitaillement de la population. Nul ne saurait lui en faire grief, à cette nuance près qu'elle échappe - nous serions tentés de dire, une fois de plus - à la règle. Car nombre de produits proposés dans des magasins de proximité frappés d'interdit se trouvent en effet en vente libre dans les rayons de grandes surfaces.

Lire aussi 36,6° à l’entrée du Leclerc : après la razzia, le coronavirus provoque le calme plat

A 200 m près, le marchand de chaussures et le papetier ont dû tirer le rideau alors que la grande surface voisine vend ces mêmes biens en toute sérénité. Alors que le petit commerce et l'artisanat sont durement frappés depuis la crise des « gilets jaunes » et les grèves, voici un coup dur supplémentaire dont, cette fois-ci, un grand nombre ne se remettront pas. En face, prise d'assaut, la grande distribution encaisse des bénéfices hallucinants grâce à la psychose de rationnement qui gagne l'opinion fébrile.

Lire la suite