Covid-19 : "aucune preuve" que les personnes déjà infectées sont immunisées, selon l'OMS

Selon l'Organisation mondiale de la santé, rien ne prouve que les personnes déjà infectées par le Covid-19 sont immunisées...

Dans une note scientifique, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré samedi qu’il n’y avait actuellement "aucune preuve" que les personnes déjà infectées par le Covid-19 étaient immunisées, même en ayant développé des anticorps.

Plusieurs mois après son apparition, le Covid-19 semble toujours aussi mystérieux. Alors que de nombreux pays du globe sont toujours confinés pour lutter contre le virus et que d'autres ont commencé ou envisagé de se déconfiner, l'OMS a déclaré samedi, dans une note scientifique, qu'il n'y avait à ce jour "aucune preuve" que les personnes infectées par le Coronavirus étaient immunisées.

Traduction : si on attrape le Covid-19 une première fois, rien ne prouve qu’on ne pourra pas être contaminé une deuxième fois par la suite. L'organisation mondiale de la santé a ainsi mis en garde les pays contre la délivrance de "passeports immunitaires" aux personnes guéries car leur fiabilité ne peut actuellement pas être garantie.

Les personnes guéries risqueraient de s’exposer sans précaution

Selon l'OMS, le "certificat d'absence de risque" aurait des effets néfastes car il pourrait augmenter les risques de propagation. En effet, les personnes guéries s’exposeraient sans précaution en pensant être protégées du virus et relanceraient peut-être l'épidémie. "À la date du 24 avril, aucune étude n’a évalué si la présence d’anticorps au SARS-CoV-2 confère une immunité contre une future infection par ce virus chez les humains", précise l'OMS.

Certains gouvernements avaient émis ces dernières semaines l’idée de délivrer des documents attestant l’immunité des personnes sur la base de tests sérologiques révélant la présence d’anticorps dans le sang, de façon à déconfiner progressivement et relancer l’activité économique.

Dans ce contexte, seul un vaccin fiable semble pouvoir être en mesure de mettre un terme à la pandémie. Des premiers tests ont d'ailleurs commencé sur des humains en Europe, plus exactement au Royaume-Uni, où deux premiers patients se sont portés volontaires dans le cadre d'un essai réalisé par des chercheurs d'Oxford.