Coronavirus: après la crise, la Polynésie française pressée de relancer le tourisme

La Polynésie française voit comme une bouffée d'oxygène la reprise des vols internationaux annoncée pour le 15 juillet prochain par le gouvernement local. Les professionnels se préparent doucement au retour sur les îles des touristes.

Relativement épargnée par le virus, la Polynésie française a subi de plein fouet ses effets économiques avec la chute de la fréquentation touristique liée à l’arrêt du trafic aérien et à la fermeture aux vols internationaux.

En l'absence de dispositif de chômage, le gouvernement local a tenu à rouvrir au plus tôt pour soutenir le secteur. « Ils ont tout fait pour faire au mieux cette réouverture, que les conditions soient optimales pour les touristes, mais aussi pour les locaux, prestataires de tourisme, qu’ils soient rassurés et soutenus, estime Isabelle Gilquin de Tahiti Tourisme France. Et aussi, surtout sachant que Tahiti avait été très peu touchée par le Covid, il fallait rassurer la population sur tout ce qui allait être mis en place au niveau sanitaire pour qu’ils ne soient pas mis en danger. »

Test négatif exigé à l'arrivée

Les touristes devront présenter à leur arrivée un test négatif au coronavirus. Les structures d'accueil ont prévu des mesures de sécurité sanitaires.

Isabelle Gilquin assure avoir reçu beaucoup d'appels pour des réservations dès cet été. Des touristes de métropole pas effrayés par les 12 heures d'avion. « On pouvait imaginer que ce serait un frein. En fait, non, puisque les gens me disent : une fois arrivés là-bas, on sera libérés de tout ce stress que l’on a vécu en métropole. Et ils le vivent vraiment comme une façon de se ressourcer, affirme-t-elle. D’où aussi pour nous quand on dit : "Renouer avec l’essentiel" dans notre campagne, c’est qu’on ressent cela chez les gens, c’est qu’ils veulent vraiment revivre avec la nature, être sereins, oublier. »

Quoi qu'il en soit, l'année 2020 sera catastrophique. Une consolation : les vacanciers en général n'annulent pas, ils reportent leur séjour à l'an prochain.