Coronavirus : 15% des formes graves s'expliqueraient par une prédisposition génétique

·1 min de lecture

Une nouvelle étude publiée par des chercheurs français et américains démontrent que certaines formes graves de coronavirus seraient liées à une prédisposition génétique des patients. Si ces travaux sont exacts, cela pourrait permettre de détecter en amont les personnes à risque de forme grave.

15% des formes graves de coronavirus s'expliqueraient par une prédisposition génétique. C'est ce que démontrent les travaux d'une équipe franco-américaine de l'Institut Imagine à Paris et de l'université Rockefeller à New York. Il s'agirait notamment d'anomalies génétiques et immunitaires. Les chercheurs sont partis de cette hypothèse, émise déjà déjà, pour ensuite établir la carte d'identité génétique de 1.700 patients à travers le monde.

>> EN DIRECT -Suivez l'évolution de l'épidémie de coronavirus lundi 28 septembre

Une particularité est apparue dans le groupe des cas graves étudiés : les patients porteurs de certaines mutations génétiques n'arrivent pas à activer de façon efficace un certain type de protéines appelées "interférons". Les interférons, explique Jean-Laurent Casanova, qui a dirigé ces travaux, sont pourtant des molécules indispensables pour enclencher la réaction de défense de l'organisme en cas d'attaque par un virus. "Ces patients vont produire peu ou pas d'interférons. Le virus va donc se répliquer, infecter d'autres cellules et plusieurs jours plus tard, d'autres composants du système immunitaire, notamment les globules blancs, vont tenter de faire le boulot que les interférons n'ont pas fait", indique-t-il.

Bientôt des traitements personnalisés pour ces cas ?

>>Retrouvez Europe Matin en replay et en podcast ici

Mais à ce moment là, c'est déjà trop tard. Chez ces patients, le système immunitaire s'emballe, déclenchant le fameux orage cytokin...

Lire la suite sur Europe1

Ce contenu peut également vous intéresser :

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles