Coronavirus: à New Delhi, le confinement fait chuter la pollution

L’un des aspects positifs de l’arrêt de l’économie mondiale est la chute de la pollution. Celle-ci est particulièrement impressionnante à New Delhi, capitale la plus polluée du monde, qui a vu son taux de particules fines atteindre des niveaux historiquement bas depuis le confinement du pays il y a une semaine.

Avec notre correspondant à New Delhi, Sébastien Farcis

Dans New Delhi, le chant des oiseaux et des écureuils a remplacé le bruit de voitures et des moto taxis. Et le voile grisâtre a disparu du ciel, se réjouit Jyoti Pande Lavakare, fondatrice de l’ONG anti pollution Care for Air. « Je n’ai jamais vu un ciel aussi bleu à New Delhi. Aujourd’hui j’ai fait du yoga dans mon jardin, en incluant des exercices de respiration. Je n’ai jamais pu faire cela depuis 10 ans », explique-t-elle.

Depuis une semaine que la ville est à l’arrêt, la concentration en particules fines a été divisée par deux. Les autorités ont aussi remplacé les tonalités des téléphones portables par des messages d’information sur le Covid-19.

« C’est une brillante idée car cela touche aussi les pauvres. Cela montre que le gouvernement a les moyens d’informer le public, et il devrait aussi le faire quand nous avons des pics de pollution. Car aujourd’hui, ma femme de ménage sait qu’il faut mettre un masque pour se protéger du coronavirus mais ne comprend pas que ce masque peut également la protéger de la pollution. Or la pollution tue plus d’un million d’Indiens chaque année, bien plus que le coronavirus », affirme Jyoti Pande Lavakare.

La forte pollution endommage également les poumons des Indiens, ce qui rend aujourd’hui la population plus vulnérable au coronavirus.