Pour Corbière, un retour d'Adrien Quatennens aujourd'hui "serait une erreur"

Le député LFI Alexis Corbière à l'Assemblée nationale, le 2 août 2022 - Alain JOCARD - AFP
Le député LFI Alexis Corbière à l'Assemblée nationale, le 2 août 2022 - Alain JOCARD - AFP

Adrien Quatennens reviendra-t-il au palais Bourbon ce mardi? "Je n'en sais strictement rien", "je ne sais pas", ont répondu de concert Alexis Corbière et Mathilde Panot, interrogés respectivement par LCI et France Info. Le député insoumis de Seine-Saint-Denis a néanmoins jugé que "ce serait une erreur" de revenir aujourd'hui à l'Assemblée nationale au regard du "moment médiatique".

En cause: la prise de parole de la Première ministre Élisabeth Borne ce mardi après-midi pour dévoiler les contours de la réforme des retraites du gouvernement, contre laquelle la gauche compte lutter d'arrache-pied. Dès lors, Alexis Corbière souhaite éviter que "d'autres choses [ne] viennent parasiter" sa formation politique.

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"Profond malaise"

Lors d'un entretien sur BFMTV le 14 décembre dernier, Adrien Quatennens a semé le trouble dans son camp. Condamné à 4 mois de prison avec sursis pour violences conjugales, puis exclu de son groupe parlementaire jusqu'au 13 avril, le député du Nord a indiqué qu'il reviendrait "vraisemblablement" à l'Assemblée nationale "dès le mois de janvier", à "la reprise des travaux parlementaires".

Dans une interview accordée au préalable à La Voix du Nord, il s'était dit victime d'un "lynchage médiatique". Sur BFMTV, il a évoqué une relation amoureuse qui n'était "pas violente" mais "difficile depuis environ deux ans". Il est également revenu sur le jour où il a giflé son épouse, parlant d'"une dispute sérieuse avec des menaces réciproques".

Ces interventions médiatiques ont fragilisé son camp. "Comme beaucoup, je ressens un profond malaise face aux interviews d'Adrien Quatennens", avait par exemple tweeté l'eurodéputée Manon Aubry.

"Après une condamnation pour violences conjugales, on ne va pas à la TV pour minimiser ou 'contextualiser' en dévoilant le passé de la victime", ajoutait-elle.

"Exigence"

"Je ne me suis pas reconnu dans cette interview", a expliqué de son côté Alexis Corbière sur LCI. Cet événement change la donne. "Je pense que mes collègues voudront rediscuter de tout cela", avance encore Alexis Corbière. Sommé de se montrer exemplaire concernant la lutte contre les violences sexistes et sexuelles, Adrien Quatennens doit se conformer à un stage de sensibilisation sur ce sujet.

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Sur France Info, Mathilde Panot a défendu la gestion de cette affaire par son groupe parlementaire.

"Nous avons pris avec sérieux ces questions" de violences sexistes et sexuelles, a jugé la députée du Val-de-Marne. Et de justifier: "Nous avons à la fois écouté la parole de Céline Quatennens avec sérieux", et "pris des mesures". Conclusion de Mathilde Panot: "Nous prenons avec exigence des questions qui se posent à la société".

Article original publié sur BFMTV.com