Coralie est morte, et notre boussole est partie

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Ce mardi 15 décembre, au petit matin, Coralie Delaume est partie.Très vite, les hommages ont afflué. La grande diversité de ceux que la disparition de Coralie touche, du milieu de la presse à tout un chacun sur les réseaux sociaux, démontre combien son travail faisait l’unanimité. Nul hasard si son départ fait pleurer par-delà les clivages idéologiques : cette émotion est universelle comme l'étaient les combats qu’elle avait faits siens. La souveraineté, la démocratie, la dignité. Quant à nous, membres de Critique de la raison européenne, nous ne perdons pas seulement une brillante intellectuelle mais, aussi, une amie.Pour parler d’elle, par où commencer ? Ses combats, sa personnalité hors du commun, son humilité hors normes et son style aussi drôle que piquant ; tout chez elle mérite d’être raconté."Ah bon, tu crois ?"Laura Blanc, après une carrière dans l'armée, décide de continuer de servir la France en se faisant une place dans le monde des idées. La voilà Coralie Delaume. Son arme sera désormais sa curiosité sans limite. Adossée à une force de travail considérable. Le tout sans jamais se départir d’un perfectionnisme déroutant, et d’une humilité presque excessive compte tenu de ses qualités. Coralie était une grande besogneuse, qui ne cherchait qu’à convaincre. Chose qu’on découvrait au détour d’une conversation, quand elle nous confiait avoir fait une nuit blanche pour parfaire tel ou tel entretien au Figaro. Toujours ce doute méthodique, ce légendaire "ah bon, tu...Lire la suite sur MarianneCoralie Delaume, militante et désarmanteCoralie Delaume, de la combattante à l’intellectuelle engagéeCoralie Delaume, l’exigence singulièreCoralie Delaume, au premier rang du combat républicainCoralie Delaume est morte, et la beauté de l'exigence est partie