Coralie Dubost, députée LREM mise en cause pour ses notes de frais

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La députée Coralie Dubost, ici en 2020 à l'Assemblée nationale, a été épinglée pour la mauvaise gestion de ses frais de mandat. (Photo: LUDOVIC MARIN via Getty Images)
La députée Coralie Dubost, ici en 2020 à l'Assemblée nationale, a été épinglée pour la mauvaise gestion de ses frais de mandat. (Photo: LUDOVIC MARIN via Getty Images)

La députée Coralie Dubost, ici en 2020 à l'Assemblée nationale, a été épinglée pour la mauvaise gestion de ses frais de mandat. (Photo: LUDOVIC MARIN via Getty Images)

POLITIQUE - Des vêtements, de la lingerie, du bon temps passé sur la plage... La présidente déléguée du groupe LREM à l’Assemblée nationale Coralie Dubost aurait pris quelques libertés avec ses frais de mandat, révèle Mediapart ce vendredi 29 avril.

Le site d’investigation a pu consulter un rapport d’avril 2021 réalisé après qu’une enquête interne a été lancée par la cellule anti-harcèlement de l’Assemblée. Outre l’environnement de travail pointé du doigt, le document consulté par Mediapart épingle la députée pour sa mauvaise gestion des fonds publics.

Non seulement ses dépenses dépassent largement le montant de l’enveloppe de 5373 euros allouée chaque mois aux députés pour leurs frais de mandat puisque la députée avait un découvert de 7000 euros en 2019. Mais certains de ces frais ne rentraient pas dans le périmètre des dépenses autorisées.

Parmi eux se trouvent des “dépenses vestimentaires mensuelles selon une fourchette allant de 1500 à 2000 euros”. En 2018, la députée aurait aussi dépensé 500 euros rien que pour des sous-vêtements. “Il y a des tenues mandat et les tenues perso (...), je ne mets pas les mêmes affaires dans ma vie perso et dans ma vie de mandat”, justifie-t-elle auprès de Mediapart. Et pour la lingerie? Elle invoque des “avances de trésorerie, quand vous avez besoin d’un truc en dernière minute et que vous n’avez pas votre carte perso sur vous”.

“Je ne suis pas une tricheuse”

Ses dépenses dans des lieux de loisirs posent aussi question. Elle aurait payé 194 euros pour un restaurant en bord de plage à Palavas-les-Flots, où elle aurait ses habitudes, et fait des réservations dans un domaine cinq étoiles. “J’y ai fait plusieurs rendez-vous de mandat” et événements de “team building en équipe”, assure-t-elle.

Pour se défendre, elle dénonce aussi un ancien collaborateur qui l’aurait “mal conseillée” sur les dépenses autorisées. “J’ai été stupide (...), regrette-t-elle. Je ne suis pas une tricheuse.” Ces dépenses ont ”été régularisées”, indique encore Coralie Dubost, qui a “contracté un prêt personnel” pour le faire.

Concernant les raisons de l’enquête de départ sur les abus avec ses collaborateurs, le document rapporte des “demandes inappropriées” comme réaliser des tâches domestiques à son domicile ou surveiller son personnel de maison, ce qu’elle nie. Ses anciens collaborateurs auraient aussi dû aller chez le pressing à sa place, faire livrer ou récupérer des colis... Sur ces points précis, elle reconnaît que ”ça a pu arriver”, mais “il n’y a pas eu d’instruction de ma part, c’était présenté sous forme de service”.

Le déontologue de l’Assemblée nationale Christophe Pallez a convoqué Coralie Dubost à la suite du rapport, sans que cela ait des conséquences. Christophe Pallez n’a pas répondu aux demandes d’explication de Mediapart. Quant à l’Assemblée elle a seulement indiqué au site ne pas avoir “connaissance des signalements réalisés par la cellule” anti-harcèlement.

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Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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