Coralie Delaume, militante et désarmante

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Notre amie Coralie Delaume n’est plus. Des personnalités politiques dont elle se sentait proche lui ont rendu hommage. D’autres aussi. Comment aurait-elle réagi à tous ces hommages, à ces grandes phrases et aux qualificatifs héroïques ? Elle aurait sans doute été gênée, elle qui ne cherchait pas le feu des projecteurs, mais simplement à comprendre et expliquer. « Ah tu crois ? C’est gentil » aurait-elle probablement répondu, modestement.Une innocence désarmante, une énergie militanteNous étions parfois voisins sur les bancs de combats communs. Même après trois livres écrits sur le sujet, je la revois préparer ses notes, les reprendre plusieurs fois, par peur de mal faire. Un jour elle m’avait écrit : « Je ne veux pas m'approprier le travail des autres. C'est pourquoi je ne serai jamais, à l'inverse de Didier Raoult, l'auteur d'un papier scientifique publié tous les trois jours. »Ces deux anecdotes résument bien la jeune femme que j’ai admirée : une innocence désarmante, une énergie militante. Elle avait le don de dire les choses avec simplicité, aussi bien pour décliner une invitation afin de se concentrer sur son prochain papier, que pour décrire un mécanisme économique ou institutionnel.Sur ses pages de réseaux sociaux on trouvait aussi bien les analyses les plus documentées, que les photos de son chat, des commentaires lapidaires sur la politique du gouvernement et ses expériences de boxeuse. J’y vois la marque de sa modestie. Une sorte de message subliminal : n’ayez pas...Lire la suite sur MarianneCoralie est morte, et notre boussole est partieCoralie Delaume, de la combattante à l’intellectuelle engagéeCoralie Delaume, l’exigence singulièreCoralie Delaume, au premier rang du combat républicainCoralie Delaume est morte, et la beauté de l'exigence est partie