En Corée du Sud, le président Yoon Suk-Yeol adopte une posture va-t-en-guerre face à l’escalade des missiles

© Seokyong Lee/Shutter/SIPA

L’homme n’est en poste que depuis six mois et il doit déjà faire face à la plus grave crise militaire entre les deux Corées depuis des décennies. Depuis mercredi, Pyongyang tire des dizaines de missiles, dont un est tombé jeudi dans les eaux territoriales de la Corée du Sud. Une première depuis la fin de la guerre de Corée en 1953. Le président Yoon Suk-yeol n’a pas hésité à évoquer « une invasion territoriale de fait ». Pour ce conservateur de 61 ans, c’est l’occasion rêvée de faire prévaloir sa ligne très dure vis-à-vis de son voisin du nord, à l’opposé de son prédécesseur pacifiste Moon Jae-in. Les échecs de rapprochement de ce dernier ont conforté le chef de l’État.

Un conservateur très impopulaire

Élu en mars dernier, cet ancien procureur novice en politique est arrivé au pouvoir avec un taux de popularité d’à peine 41 %, le plus bas jamais enregistré pour un début de mandat. Antiféministe notoire, opposé à l’égalité homme-femme, admirateur de l’ancien dictateur Chun Doo-hwan, Yoon Suk-yeol est encore moins apprécié aujourd’hui, avec seulement 30 % d’opinions favorables.

Pas étonnant donc que l’opposition se soit saisie du drame d’Itaewon pour accuser le gouvernement du président de ne pas prendre ses responsabilités. Le 29 ­octobre, 156 personnes sont mortes le soir ­d’Halloween lors d’une bousculade alors que 100 000 Sud-Coréens et étrangers fêtaient Halloween dans ce district de Séoul sans que la police ait pris des mesures particulières.


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