En Corée du Sud, panique sur les réseaux

Libération.fr

Sur Internet, la population imagine les pires scénarios de guerre. Mais l’exécutif, soucieux de préserver les marchés, tente de calmer le jeu.

L’éventualité d’une guerre totale suscite l’appréhension en Corée du Sud. La population, d’habitude peu attentive aux soubresauts bellicistes réguliers et habilement orchestrés de la dynastie des Kim, scrute désormais les moindres signes d’un conflit armé. Les Sud-Coréens craignent que Donald Trump ne souffle sur les braises encore fumantes de la guerre de Corée (1950-1953) qui plongea la péninsule dans les affres d’une lutte fratricide. Officiellement, les deux voisins sont d’ailleurs toujours en conflit puisque l’armistice de Panmunjeom, signé en 1953, n’a jamais débouché sur un traité de paix.

En mars, alors que le Nord multipliait ses bravades et ses tests de missiles balistiques, les habitants du Sud restaient médusés par la destitution rocambolesque de leur présidente, Park Geun-hye. Mais un brutal changement vient de s’opérer. Une rumeur enfle sur les réseaux sociaux, selon laquelle l’armée américaine placerait ses pions en vue d’attaquer la Corée du Nord avant que cette dernière ne développe son missile balistique intercontinental (ICBM). Jour J : le 27 avril.

Au sud du 38e parallèle, le terme «crise d’avril» est devenu l’un des plus référencés. Sur Naver, le premier portail web en Corée du Sud, la section questions-réponses liée aux retombées d’une éventuelle frappe préventive américaine déchaîne les spéculations. Et la Chine, l’alliée traditionnelle de la Corée du Nord, est perçue comme le meilleur rempart face à l’aggravation des tensions entre Washington et Pyongyang.

Invasion

Les plus catastrophistes anticipent leur fuite à l’étranger et s’interrogent, non sans dérision, sur la moins pire des destinations dans la région. Parmi les scénarios envisagés : Séoul atomisé par une pluie de missiles nord-coréens ou encore l’invasion éclair de la Corée du Sud par une armée surentraînée et dévouée à leur «cher leader» Kim (...)

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