Corée du Sud: le mea culpa des autorités après le mouvement de foule mortel d’Halloween

AP - Lee Jin-man

Le bilan de la bousculade mortelle d’Halloween en Corée du Sud a grimpé à 156 morts ce mardi 1er novembre. Alors que le deuil national a été décrété jusqu’à samedi et que les Sud-coréens se succèdent sur les différents lieux d’hommages, la question des responsabilités se fait de plus en plus pressante.

Avec notre correspondant à Séoul, Nicolas Rocca

Depuis le drame, les officiels tentent de répondre aux très nombreuses critiques sur l’absence d’un dispositif approprié de gestion des foules et reconnaissent des erreurs. Ce mardi ressemble à la journée du mea culpa en Corée du Sud. Durant plus de deux heures, le Premier ministre en gestion de crise est venu répondre aux nombreuses questions de la presse étrangère.

Han Duck-soo a reconnu des problèmes administratifs dans le système de gestion des foules, en pointant du doigt le fait que sans organisateur désigné, aucun dispositif de sécurité n’est prévu par la police. Même si chaque année des dizaines de milliers de personnes affluent vers les ruelles étroites d’Itaewon pour fêter Halloween. « C’est très compliqué dans ce genre de rassemblement spontané, sans organisateurs comme c’était le cas, de prendre des mesures préventives, a dit Han Duck-soo. Désormais, le gouvernement autorisera les autorités locales à demander la coopération de la police pour bloquer la circulation et contrôler la taille de la foule. Et ce, même pour les événements que les autorités locales n’accueillent pas. »

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