Corée du Sud: l’ancien président, Moon Jae-in, remet à l’État deux chiens offerts par Kim-Jong-un

© REUTERS - KIM MIN HEE

Deux chiens au milieu de deux présidents. Moon Jae-in, l’ancien président de la Corée du Sud et son successeur Yoon Suk-yeol se renvoient la balle au sujet de la garde de deux chiens offerts par Kim Jong-un. En 2018, à l’occasion d’un sommet intercoréen à Pyongyang, l’ancien président Moon avait reçu du leader nord-coréen deux chiots qu’il souhaite rendre à l’État, car il estime que leur entretien est coûteux et dénonce le manque d’aide financière de l’administration conservatrice.

Avec notre correspondant à Séoul, Nicolas Rocca

Songkang et Gomi, les deux « chiots de la paix » offerts par Kim Jong-un en 2018, se sont transformé en chiens de la discorde présidentielle. Ces pungsans, des chiens de chasse emblématiques de la propagande nord-coréenne, sont devenus un enjeu politique au sud.

Lorsque Moon Jae-in a quitté le pouvoir en avril dernier, il a emmené avec lui les deux chiens qui appartiennent légalement à l’État. L’ancien président devait recevoir une dérogation pour être autorisé à les élever ainsi qu’une aide financière afin de couvrir les frais d’entretien des deux animaux qui s’élèveraient à 1 850 euros par mois. Mais la dérogation n’est jamais allée jusqu’à l’Assemblée nationale, censée amender la loi, pour que l’arrangement soit entériné.

Un acte critiqué par les associations de défenses des animaux

Moon Jae-in accuse le camp du président actuel de bloquer l’avancée du dossier et a donc restitué les deux chiens à l’État. Cela a créé la polémique, car certaines associations de défenses des animaux accusent l’ancien président, d’abandonner les chiens pour des raisons financières. Lui affirme qu’il souhaite encore les adopter, mais attend un accord de l’administration actuelle.


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