Corée du Sud : «Il fallait que je sois ici dans la rue, c'est un moment historique»

Libération.fr
Rassemblement pour réclamer la destitution de la présidente, Park Geun-hye, juste avant la décision de la Cour constitutionnelle, à Séoul, le 10 mars.

De nombreux Coréens se sont rassemblés après l'annonce de la destitution de Park Geun-hye : la première femme élue présidente de Corée du Sud, en décembre 2012, va finalement se retirer avec le déshonneur d’être le premier chef d’Etat destitué dans le pays.

Des cris de joie et quelques larmes. C’est un jour majeur pour la Corée du Sud : les huit sages de la Cour constitutionnelle viennent de destituer à l’unanimité la présidente de la République. Avec cette décision, Park Geun-hye devient le premier chef d’Etat démis de ses fonctions dans l’histoire du pays. Séoul, ville survoltée, semblait presque à l’arrêt dès 11 heures ce matin. Tous les écrans diffusaient en direct la décision de la Cour sur la motion d’impeachment de Park. A l’origine de sa destitution, le «Choi gate», un tonitruant scandale de corruption politico-financier. L’ex-cheffe de l’Etat y a été accusée de complicité avec Choi Soon-sil, son amie de quarante ans, dans des faits de corruption et d’ingérence de cette dernière dans les affaires du gouvernement. Ceux qui demandaient le départ immédiat de la présidente s’étaient rassemblés tôt dans la matinée, à proximité de la Cour constitutionnelle, pour attendre la décision des juges.

A 11h20, la décision tombe : «Nous destituons l’intéressée du poste de présidente de la République.» Une phrase que Kim Jeong-woo n’est pas près d’oublier. «Il fallait que je sois ici dans la rue. C’est un moment historique pour le pays !» Venu célébrer cette décision sur la place de Gwanghwamun, où se rassemblent chaque samedi les anti-Park pour une veillée aux chandelles, ce jeune père de famille exulte : «Nos efforts ont fini par payer ! J’ai emmené mes enfants pour qu’ils voient ce que les citoyens sont capables d’accomplir.» Non loin de là, la joie est plus nuancée chez Lim Jee-seok, une institutrice de 28 ans. «Bien sûr, je me réjouis du départ de Park Geun-hye. Ce qui est déplorable, c’est qu’elle n’a pas été mise en cause pour avoir failli à ses obligations lors (...) Lire la suite sur Liberation.fr

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