Corée du Sud: drame d’Itaewon, les proches des victimes sortent du silence

REUTERS - YONHAP

Plus de trois semaines après le drame d’Itaewon où 158 personnes sont mortes dans une bousculade géante lors d’une soirée d’Halloween, les familles des victimes sortent du silence. Ce mardi 22 novembre, une conférence de presse a été organisée par les proches d’une trentaine de victimes qui demandent aux autorités d’assumer leur rôle et leur manquement dans la tragédie mais également de punir les responsables.

Avec notre correspondant en Corée du Sud, Nicolas Rocca

Certains avaient le regard dans le vide, d’autre la tête baissée et quasiment tous avaient les larmes aux yeux et la voix brisée par l’émotion. Vingt-quatre jours après le drame, les familles des victimes exigent des réponses. C’est le cas du père de Lee Sang-eun, sa fille est morte à Itaewon : « J’aimerais demander au gouvernement. Vous avez une responsabilité de protéger la vie du peuple, mais vous étiez où et qu’est-ce que vous avez fait au moment de la tragédie ? Il est temps pour vous donner une réponse, dites-nous au moins un mot, un seul mot. »

L'impréparation des pouvoirs publics

Depuis plus de trois semaines la presse dévoile l’impréparation et le manque de réaction des pouvoirs publics. Ce que ne digère pas la mère de Kim In-Hong, jeune homme faisant partie des 158 personnes décédés le soir du drame : « Ce qui est le plus difficile et pénible pour moi, c’est que les hauts fonctionnaires ne reconnaissent pas leur erreur. Je me sens étouffée par leur attitude, leur comportement. Je suis venue ici pour participer à cette action collective, parce que je veux qu’être la mère dont mon fils aurait été fier. »

Excuses sincères


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