Corée du Sud: critiquée après la bousculade meurtrière de Séoul, la police reconnaît son manque d'anticipation

REUTERS - KIM HONG-JI

De nombreux Coréens continuent à rendre hommage, lundi 31 octobre, aux 154 personnes décédées samedi lors de la bousculade meurtrière de Séoul. Mais les questions commencent à émerger chez une population choquée et en colère et qui demandent des réponses quant aux circonstances exactes du drame.

Dans les ruelles étroites du quartier d'Itaewon, l'émotion règne toujours entre bouquets de fleurs et hommages aux victimes. Mais la colère commence à poindre le bout de son nez après la bousculade meurtrière de Séoul. « Tous les ans, on sait qu’il y a des fêtes d’Halloween à Itaewon. C’est dur de le dire, mais je pense que s’il y avait eu suffisamment de préparation de la part du gouvernement, ça n’aura pas eu lieu », avance une trentenaire au micro de Nicolas Rocca, le correspondant de RFI à Séoul.

La question de la responsabilité se pose désormais sur les réseaux sociaux comme dans les médias locaux où les critiques fusent face au manque d'anticipation des autorités.

Le chef de la section maintien de l'ordre au sein de la police nationale a reconnu ce lundi que ses services ont été incapables de prévoir la dangerosité de la situation. La police n'a déployé que 137 agents à Itaewon samedi soir, face aux quelque 100 000 fêtards, un chiffre bien supérieur à ceux des fêtes d'Halloween des années précédentes, a fait remarquer ce haut responsable des forces de l'ordre. Des médias locaux ont toutefois indiqué que la plupart de ces policiers étaient là pour empêcher l'usage de drogues, et non pour canaliser la foule de fêtards.


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