Corée du Sud: émotion, deuil national et premières questions après le drame d'Halloween à Séoul

REUTERS - YONHAP

La Corée du Sud s'est réveillée sous le choc après le gigantesque mouvement de foule de samedi soir à Séoul qui a entraîné la mort d’au moins 153 personnes, majoritairement des jeunes venus célébrer Halloween. Sur les lieux du drame, le président sud-coréen a décrété un deuil national.

Venu sur les lieux du drame, vêtu d'une veste verte de secouriste, le président sud-coréen Yoon Suk-yeol a décrété un deuil national et promis l'ouverture d'une enquête « rigoureuse » sur la bousculade. Le bilan, toujours provisoire, fait état d'au moins 153 morts, dont 22 étrangers de diverses nationalités. Il y a aussi des dizaines de blessés. Parmi les personnes décédées, un Français, a annoncé dimanche le Quai d'Orsay. Deux ressortissants français ont été blessés, mais sans gravité.

Joint au téléphone par Stéphane Lagarde, le correspondant régional de RFI, Léo, 22 ans, un étudiant norvégien dans la capitale, n’a pas immédiatement perçu l’ampleur de la tragédie : « Quand ils ont commencé à évacuer les blessés, les gens se demandaient ce qu'il se passait, mais continuaient à s’amuser. Quand je suis sorti sur l’avenue, il y avait encore beaucoup de monde au milieu de la ruelle, nous raconte cet élève de l'Institut supérieur des sciences et des technologies de Corée (KAIST) de Séoul. J’ai vu alors les policiers qui sifflaient et tentaient d’ouvrir le passage pour évacuer les victimes. Il y avait toutes ces personnes emmenées allongées, qui semblaient inconscientes, et les bars des environs continuaient à faire la fête ».

Les causes du mouvement de foule restent pour l’heure inconnues, mais déjà quelques questions commencent à pointer, notamment sur le nombre important de fêtards sur place et le manque d'anticipation.


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