La Corée du Nord tire au moins dix missiles, dont un tombé "près des eaux" sud-coréennes

La Corée du Nord tire au moins dix missiles, dont un tombé "près des eaux" sud-coréennes
Des personnes regardent le lancement test d'un missile nord-coréen à Séoul le 25 septembre 2022. PHOTO D'ILLUSTRATION - JUNG YEON-JE / AFP
Des personnes regardent le lancement test d'un missile nord-coréen à Séoul le 25 septembre 2022. PHOTO D'ILLUSTRATION - JUNG YEON-JE / AFP

La Corée du Nord a tiré plusieurs types de missiles, dont un "missile balistique non identifié", a annoncé ce mercredi l'armée sud-coréenne. Au moins dix missiles ont été tirés par Pyongyang, ont indiqué les autorités à l'agence de presse Yonhap. Plus tôt dans la nuit, l'armée sud-coréenne indiquait que trois missiles avaient été tirés.

Plusieurs missiles se sont dirigés vers l'île d'Ulleung (à l'est de la péninsule) "avant de retomber dans les eaux internationales." Selon Yonhap, les autorités sud-coréennes ont émis des avis d'évacuation de l'île vers 9 heures (1 heure du matin à Paris). "Une partie des officiels s'est mise à l'abri en sous-sol", a déclaré un officiel, rapporte l'agence de presse.

"Très inhabituel et inacceptable"

Le président sud-coréen Yoon Suk-yeol a convoqué une réunion d'urgence du Conseil de sécurité nationale (NSC), indique l'agence de presse Yonhap. Sur les dix missiles, un serait retombé dans la mer du Japon, à une soixantaine de kilomètres de la ville sud-coréenne de Sokcho, a affirmé l'armée sud-coréenne.

Séoul affirme que "pour la première fois", un missile nord-coréen est tombé aussi près des eaux sud-coréennes.

"(Ce) lancement de missile nord-coréen est très inhabituel et inacceptable, étant donné qu'il est tombé près des eaux territoriales sud-coréennes au sud de la Ligne de limite du Nord pour la première fois" depuis que la péninsule se trouve divisée, a expliqué Kang Shin-chul, directeur des opérations pour l'état-major interarmées aux journalistes

Menace de Pyongyang contre Washington et Séoul

Mardi, la Corée du Nord avait vivement critiqué à l'annonce d'exercices militaires conjoints entre Séoul et Washington cette semaine. "Une provocation", selon Pyongyang, qui "ne peut plus être tolérée", avait déclaré dans la journée un responsable nord-coréen.

"Si les États-Unis ne souhaitent pas une évolution grave qui ne correspondrait pas à leurs intérêts sécuritaires, ils doivent arrêter immédiatement les exercices guerriers inutiles et inefficaces. Sinon, ils devront assumer totalement la responsabilité de toutes les conséquences", pouvait-on lire dans un communiqué signé par le ministère des Affaires étrangères de la Corée du Nord.

Depuis plusieurs mois, Pyongyang met en garde Séoul et Washington. Et ces tirs sont les derniers en date d'une série, incluant, il y a quelques semaines, celui d'un missile balistique de portée intermédiaire au-dessus du Japon, où les populations concernées ont dû être priées de se mettre à l'abri. La Corée du Nord a justifié sa série de tests de missiles par les "menaces militaires" américaines.

Article original publié sur BFMTV.com