Corée du Nord : Tillerson inquiète l’ONU

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Pour sa première visite à l’ONU, vendredi, le secrétaire d’Etat américain avait choisi de mettre la Corée du Nord à l’ordre du jour. Signe que les ambitions nucléaires de Pyongyang font figure de priorité pour l’administration Trump. Dans l’enceinte du Conseil de sécurité, présidé ce mois-ci par les Etats-Unis, Rex Tillerson a martelé que «toutes les options étaient sur la table». Y compris, donc, l’usage de la force militaire. La veille, Trump avait tenu des propos similaires. «Nous souhaiterions résoudre tout cela par la voie diplomatique mais c’est très difficile, avait confié le président à Reuters. Il est possible que nous finissions par avoir un conflit majeur avec la Corée du Nord. Absolument.» Washington a déployé ce mois-ci «par précaution» un porte-avions nucléaire et sa flotte au large de la péninsule coréenne.

«La menace d’une attaque nucléaire nord-coréenne sur Séoul ou Tokyo est réelle, et ce n’est sans doute qu’une question de temps avant que la Corée du Nord développe la capacité de frapper le territoire américain», a justifié Tillerson devant l’ONU, exhortant Pékin à faire usage de son «levier économique» contre Pyongyang, notamment en appliquant les sanctions onusiennes. Signe que la rhétorique robuste des Etats-Unis sur ce dossier retient l’attention - voire suscite l’inquiétude - des acteurs concernés, la Chine, le Japon et la Corée du Sud avaient dépêché à l’ONU leur ministre des Affaires étrangères. «L’usage de la force ne règle pas les différences et conduira uniquement à de plus grandes catastrophes», a mis en garde le chef de la diplomatie chinoise, ajoutant que «le dialogue et les négociations» étaient le seul choix «réaliste et viable». Quant au vice-ministre russe des Affaires étrangères, il a dénoncé «la rhétorique de guerre» de Washington.

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