La Corée du Nord lance un missile balistique intercontinental

AP - Ahn Young-joon

La Corée du Nord a lancé, vendredi 18 novembre, un missile balistique intercontinental qui serait retombé dans la zone économique exclusive du Japon. Un tir qui fait suite à la cinquantaine de missiles tirés ces deux derniers mois par Pyongyang en réponse aux exercices des armées sud-coréennes et américaines. Une réunion d'urgence a été organisée autour de la vice-présidente américaine, Kamala Harris, au sommet de l'Apec à Bangkok.

Pyongyang a décidé de faire grimper la tension d’un cran dans la péninsule. Après les menaces du ministre des Affaires étrangères nord-coréen, la Corée du Nord a sorti l’artillerie lourde, rapporte notre correspondant à Séoul, Nicolas Rocca. D’après les informations sud-coréennes et japonaises, le missile balistique intercontinental (ICBM) aurait atteint une altitude maximale près de quinze fois supérieure à celle de la Station spatiale internationale, avant de s’écraser à 200 km des côtes japonaises.

Mais le missile pourrait aller bien plus loin que l’archipel, car Tokyo estime qu’il serait capable de voler 15 000 km. Ce qui signifie qu’il aurait le potentiel de frapper Washington et l’intégralité du territoire des États-Unis. Le 3 novembre, la Corée du Nord avait déjà lancé un ICBM, mais ce tir avait apparemment échoué, selon Séoul et Tokyo. Le pays avait rompu, en mars dernier, un moratoire qu'il s'était auto-imposé en 2017 sur les lancements de ce type de missiles à longue portée, capables, selon les experts militaires, d'atteindre le territoire continental des États-Unis.

(Et avec agences)


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