Corée du Nord: «Aller dans un conflit, ce n’est la volonté de personne»

AP

Pyongyang a procédé ce samedi 5 novembre à quatre nouveaux tirs de missiles, de courte portée, vers la mer Jaune, selon Séoul. Peu avant, l'armée sud-coréenne avait annoncé la participation ce samedi après-midi du bombardier lourd supersonique américain B-1B aux exercices « Vigilant Storm ». Analyse de la situation avec Jean-Vincent Brisset, chercheur associé à l'Iris.

Séoul et Washington ont mené ce samedi de vastes exercices aériens conjoints en Corée du Sud, en déployant deux B-1B, des bombardiers supersoniques de l'armée de l'air américaine, ainsi que « quatre F-35A sud-coréens et quatre F-16 américains », selon un communiqué de l'état-major sud-coréen.

Ces manœuvres dites « Tempête vigilante », qui ont débuté lundi 31 octobre, ont provoqué la colère de la Corée du Nord. Après une série record de tirs de missiles en milieu de semaine, Pyongyang a procédé ce samedi au lancement de quatre missiles de courte portée vers la mer Jaune.

C'est à nouveau l'armée de Corée du Sud qui informe, disant avoir détecté ces lancements, selon un communiqué, « depuis Donglim, dans la province de North Pyongang, vers la mer occidentale (nom coréen de la mer Jaune, NDLR), entre 11h32 (02h32 GMT) et 11h39 ».

Ces tirs illustrent le nouvel épisode d'une montée spectaculaire des tensions dans la péninsule coréenne cette semaine. Dans quel contexte s'inscrit cette nouvelle démonstration de force et y a-t-il pour autant un risque réel de confrontation ?

Réponse de Jean-Vincent Brisset, chercheur associé à l'Institut de relations internationales et stratégiques (Iris), interrogé par Jelena Tomic, de la rédaction internationale de RFI.