Corée du Nord: Il faut garder l'option militaire, déclare Boris Johnson

L'option militaire doit rester sur la table dans le dossier du programme nucléaire de la Corée du Nord, a déclaré lundi le chef de la diplomatie britannique, Boris Johnson. /Photo prise le 19 octobre 2017/REUTERS/Chris J Ratcliffe (Reuters)

LONDRES (Reuters) - L'option militaire doit rester sur la table dans le dossier du programme nucléaire de la Corée du Nord, a déclaré lundi le chef de la diplomatie britannique, Boris Johnson, tout en précisant que cette hypothèse n'était souhaitée par personne pour résoudre la tension dans la péninsule coréenne.

"Je ne pense pas que quiconque puisse vouloir de façon concevable une solution militaire à ce problème", a déclaré le secrétaire au Foreign Office, qui s'exprimait lors d'un discours à Londres.

"Et cependant, clairement (...), la possibilité d'une forme d'option militaire (...), cette possibilité doit au moins être maintenue théoriquement sur la table", a-t-il ajouté.

Le secrétaire américain à la Défense Jim Mattis, qui entame lundi une tournée d'une semaine en Asie, a fait savoir qu'il s'entretiendrait avec ses alliés asiatiques au sujet de la Corée du Nord et de la crise née des provocations "irresponsables" de Pyongyang.

La Corée du Nord a fait savoir qu'elle ne prévoyait pas de négociations avec Washington sur son programme nucléaire, car la possession de l'arme atomique est "une question de vie ou de mort".

Le président américain Donald Trump et le Premier ministre japonais Shinzo Abe se sont entretenus au téléphone dimanche et se sont mis d'accord pour accroître la pression sur le régime communiste de Pyongyang, a déclaré lundi le secrétaire général adjoint du gouvernement japonais, Yasutoshi Nishimura.

Donald Trump doit se rendre au Japon le 5 novembre. Les deux dirigeants ont l'intention de disputer une partie de golf, a ajouté le sectaire général adjoint.

L'ancien président américain Jimmy Carter s'est dit prêt à se rendre en Corée du Nord pour jouer les médiateurs si l'administration Trump le lui demande.

(Andrew MacAskill et David Milliken; Danielle Rouquié pour le service français)

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