"Des coqs qui chantent", "un clocher qui sonne": une commune de Loire-Atlantique revendique sa ruralité

La mairie de Cheix-en-Retz en avril 2014 (Illustration) - Capture écran Google Street View
La mairie de Cheix-en-Retz en avril 2014 (Illustration) - Capture écran Google Street View

"Attention village français. Vous pénétrez dans une zone rurale à vos risques et périls". À l'entrée de la commune de Cheix-en-Retz, dans la Loire-Atlantique, un nouveau panneau "met en garde" les visiteurs.

Une initiative du maire, Luc Normand, qui a décidé d'en installer dix dans sa commune, située à 25 kilomètres à l'ouest de Nantes. "Nous avons un clocher qui sonne, des coqs qui chantent, des animaux qui vivent à proximité, des chasseurs et leurs chiens, même des agriculteurs et artisans qui travaillent pour vous faire manger. Si vous ne supportez pas ça, vous n’êtes pas au bon endroit", précisent les affichages, sous forme de coup de gueule de l'édile contre les plaintes qu'il reçoit régulièrement.

Des visiteurs gênés par les "odeurs et le bruit"

"Certains se plaignent même des cloches qui sonnent à 7 heures le matin! Un habitant est venu me voir parce que ça le gênait. Quand ils étaient à Nantes, ils n'étaient pas gênés par le bruit des voitures ou des klaxons", fustige Luc Normand, cité par Ouest-France.

Auprès de nos confrères d'Actu, le maire, membre du Mouvement de la Ruralité (LMR), confie par exemple recevoir des doléances de la part des visiteurs à propos des "odeurs et du bruit". "En est-il de même pour nos maires de grandes villes? Vaut-il mieux respirer des odeurs de pot d'échappement et entendre des bruits de circulation ou de klaxon? Alors oui, les agriculteurs valorisent leur terrain et une odeur de fumier en résulte!", fulmine-t-il.

Quant aux chasseurs, "90% des chemins sont du domaine privé, donc le chasseur est bien chez lui", assure Luc Normand. S'il affirme n'avoir "rien contre les citadins qui viennent" dans sa commune, il "leur demande juste de respecter notre façon de vivre".

Un précédent dans la Sarthe

Une initiative similaire avait été prise dans une commune de la Sarthe, Noyen-sur-Sarthe, en mai. Face aux habitants qui se plaignaient du bruit des tracteurs et camions, Jean-Louis Morice, maire DVG de la commune, avait également opté pour l'installation de plusieurs panneaux à l'entrée du village.

"On les accueille à bras ouverts mais il faut savoir qu'il y a des inconvénients en habitant sur un territoire rural", soulignait-il au micro de BFMTV.

Article original publié sur BFMTV.com

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